L’extinction de la biodiversité
Une espèce se définit comme un ensemble d’êtres vivants qui se ressemblent, se reproduisent et ont des descendants fertiles. À partir d’une telle communauté, une population isolée peut se différencier suffisamment pour que la reproduction entre ses membres et ceux de la population d’origine ne soit plus possible dans les conditions naturelles. C’est ainsi qu’apparaissent des espèces nouvelles, selon un processus qui est à la base de l’évolution.
L’extinction d’une espèce est un phénomène qui fait parti du cycle de la sélection naturelle.
Par exemple, il y a 220 millions d’années, 95% des espèces ont disparu de la surface du globe. Le processus a pris des millions d’années. La vie est capable de se reconstituer à partir de ces 5% restants, ce qui explique l’estimation selon laquelle près de 10 à 15 millions d’espèces différentes vivraient, aujourd’hui, sur notre planète. Nous n’en avons recenser qu’environ 1,7 millions.
Ce n’est pas l’extinction des espèces qui est alarmante, mais son rythme, cent à mille fois supérieur à un rythme naturel.
L’homme est responsable de l’accélération de ce phénomène. Une espèce peut reconstituer son effectif, à condition de lui laisser le temps, le territoire et les denrées nécessaires pour cela. L’homme exerce une pression considérable sur ces trois éléments. Il ne faut pas oublier que nous n’étions que trois milliards en 1960, nous sommes aujourd’hui presque sept milliards.
Posté le 25 février 2010, dans Comprendre la Biodiversité, L'érosion de la Biodiversité. Ajouter aux Favoris le permalien. Laisser un commentaire.
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